Devenir chef maquilleur : la formation qui m’a tout appris

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Il y a quelques années, en assistant à un tournage en tant que stagiaire, je me souviens avoir observé, fascinée, une chef maquilleuse transformer un comédien en personnage du XVIIIe siècle en moins de deux heures. Ce jour-là, j’ai su. Je voulais faire ce métier, et j’ai compris qu’il me faudrait une vraie formation pour y arriver. Aujourd’hui, après plusieurs années dans le milieu, je partage avec vous ce que j’aurais aimé savoir sur les formations qui mènent à ce poste si exigeant, mais tellement passionnant. Choisir le bon parcours, c’est déjà se donner toutes les chances de réussir.

La formation Bachelor Maquilleur cinéma & effets spéciaux d’ITM Paris

devenir chef maquilleur

Quand on cherche à apprendre le métier de chef maquilleur, le choix de l’école est déterminant. Personnellement, c’est la formation Bachelor Maquilleur cinéma & effets spéciaux d’ITM Paris qui m’a paru la plus complète. Ce cursus de trois ans, accessible après le bac, forme aux multiples facettes du maquillage appliqué aux arts visuels : cinéma, télévision, théâtre, publicité, parcs à thème ou spectacles vivants. La progression pédagogique est ce qui m’a vraiment convaincue. La première année permet d’acquérir les bases techniques et artistiques : morphologie, chromatologie, histoire du maquillage, gestes fondamentaux. La deuxième année introduit des techniques plus complexes comme les vieillissements, les transformations ou le maquillage d’époque. Enfin, la troisième année se concentre sur les effets spéciaux avancés et la conception de prothèses (latex, silicone, mousse de latex, résine). Les étudiants travaillent dans des conditions proches du réel, encadrés par des professionnels en activité, et bénéficient de stages chaque année.

Les compétences que l’on développe vraiment

Devenir chef maquilleur, ce n’est pas seulement savoir poser un fond de teint impeccable. C’est apprendre à lire un scénario, à dépouiller un personnage, à anticiper les contraintes de lumière, à gérer un planning serré et une équipe sur un tournage. La formation à ITM Paris insiste beaucoup sur ces aspects parfois oubliés : communication professionnelle, anglais technique, posture en entretien, gestion de projet. J’ai aussi été impressionnée par la place donnée à la création personnelle. Construire son identité artistique, oser proposer, défendre ses choix devant un jury : tout cela se travaille au fil des mises en situation. Le portfolio, accompagné par les enseignants tout au long du cursus, devient un véritable outil de visibilité pour décrocher ses premiers contrats sérieux.

Les débouchés après la formation

Une fois le certificat en poche, les portes s’ouvrent, à condition d’avoir bossé son réseau. Les diplômés peuvent prétendre à des postes de maquilleur cinéma ou télévision, spécialiste en effets spéciaux (SFX), concepteur de prothèses, maquilleur pour le théâtre, l’opéra ou les parcs à thème, maquilleur événementiel, ou encore assistant chef maquilleur avant d’évoluer vers la direction artistique d’une équipe.

Personnellement, j’ai commencé comme assistante sur des courts-métrages, puis j’ai travaillé sur des publicités avant de décrocher mes premiers postes en tant que chef. Le chemin n’est jamais linéaire, mais il est passionnant. Et je peux vous le dire avec sincérité : c’est la solidité de la formation qui fait toute la différence quand on se retrouve seule, à 5h du matin, face à un comédien qui doit être prêt dans une heure. Si vous hésitez encore, je vous invite à participer à une journée portes ouvertes ou à une réunion d’information. Rencontrer les équipes et les étudiants change tout. C’est souvent là, en poussant la porte d’une école, que naissent les vocations.

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